Archives Mensuelles: janvier 2008

En ce temps-là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait des filles. On allait même jusqu'à les tondre.

Comprenne qui voudra
Moi mon remords ce fut
La malheureuse qui resta
Sur le pavé
La victime raisonnable
A la robe déchirée
Au regard d’enfant perdue
Découronnée défigurée
Celle qui ressemble aux morts
Qui sont morts pour être aimés
Une fille faite pour un bouquet
Et couverte
Du noir crachat des ténèbres
Une fille galante
Comme une aurore de premier mai
La plus aimable bête
Souillée et qui n’a pas compris
Qu’elle est souillée
Une bête prise au piège
Des amateurs de beauté
Et ma mère la femme
Voudrait bien dorloter
Cette image idéale
De son malheur sur terre.

I

On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants!
– On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin!
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière;
Le vent chargé de bruits, – la ville n’est pas loin,
A des parfums de vigne et des parfums de bière…

II

– Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche.

Nuit de juin! Dix-sept ans! – On se laisse griser
La sève est du champagne et vous monte à la tête…
On divague; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête…

III

Le coeur fou Robinsonne à travers les romans,
– Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l’ombre du faux col effrayant de son père…

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif…
– Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
– Puis l’adorée, un soir a daigné vous écrire…!

– Ce soir-là,… – vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade…
– On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.

29 septembre 1870

Enfin surtout ceux qui dépensent le fruit de leur labeur en province. Merci donc et excusez-nous, s’il vous plait, de vivre à vos crochets. En effet, nous aurions longtemps cru que l’hyperactivité de Paris nous étouffait. Or, d’après Monsieur Laurent Davezies, il n’en est rien visiblement.

Et si c’était l’inverse ? Irait-t-il donc jusqu’à prétendre que notre manque de dynamisme appauvrirait Paris ? Pour le savoir, vous devrez vous référer à son ouvrage, publié au Seuil et intitulé “La République et ses territoires. La circulation invisible des richesses”. Mais pour l’acheter, il vous faudra sûrement avoir un parisien dans votre entourage et le supplier de vous faire l’aumône de dix euros cinquante.

(Source : L’Express)

Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans, bien évidemment. Et du beurre Charentes-Poitou AOC de préférence. Comme dans celle de Régis Collin qui vient de se voir décerner, par un jury de professionnels, le prix 2007 de la meilleure galette aux amandes d’Ile-de-France. Cette galette est en vente depuis le 2 janvier, dans sa boulangerie, située 53 rue de Montmartre dans le deuxième arrondissement de Paris.

Et comme le dit si bien, le cuisinier poitevin le plus célèbre au monde : « Bon appétit, bien sûr ! »

(Source : Metro France)